Il revient aux responsables musulmans et aux savants de rompre les accords noués avec les pays non musulmans

المفتي: 
صالح بن فوزان الفوزان
السؤال: 

Question :

Est-ce l’agression d’un pays musulman par les puissances occidentales signe la rupture des accords noués avec eux ? Selon quel critère, peut-on légalement agir ?

الجواب: 

En réponse : Cette décision, qui relève des compétences des responsables musulmans, est régie par plusieurs critères. Celle-ci ne revient pas au premier venu. Nous sommes tenus par des engagements envers les pays mécréants qui nous interdisent toute agression ; sauf dans la situation où ils violent ces engagements, ne serait-ce qu’en s’attaquant à l’un de nos alliés même non musulmans. Lors de la campagne d’el Hudaïbiya, les Qaraïshites se lièrent avec le Prophète () par un traité de paix. Khuzâ’a entra sous la protection des musulmans et les Banû Bakr s’allièrent de leur côté aux mecquois. Le traité stipulait que le Prophète () n’avait pas le droit de s’en prendre à leurs alliés, et vis versa. Les Banû Bakr passèrent outre cette condition et firent la guerre aux Khuzâ’a. Cette trahison sonna la conquête de la Mecque en représailles. Ces principes devenus notoires nous imposent d’étudier les causes qui annulent les traités de paix, en sachant qu’une telle décision est entre les mains des autorités et des savants, non des simples citoyens.